So long Leonard Cohen

Il est parti, après 82 ans de bons et loyaux services musicaux dans un monde dépassé par son propre bruit, Leonard Cohen s'est éteint le 7 Novembre. Il devait être fatigué, ou alors il ne devait pas avoir envie de vivre les années Trump, on peut le comprendre. 

Ça fait longtemps qu'il a dit "au revoir" à Marianne, sa muse de toujours. Et nous, pauvre public, que nous reste-t-il, à part cette voix grave, qui épousait les notes de la guitare et qu'on a tous eu la surprise de (re)découvrir dans l'excellent The Boat That Rocked (Good Morning England pour la version feignant francophone

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Leonard Cohen, une voix caverneuse qui se posait et répondait aux notes de la guitare, sur fonds de voix féminines, touches de lumières dans cet univers musical où la femme est omniprésente : So long, Marianne, Suzanne, Lady Midnight, Sisters of Mercy, The Gipsy's Wife, Dear Heather. 

Ah, Leonard, sa voix de camionneur fumeur de Marlboro en mode " je sors du lit après m'être couché ya deux heures", j'ai toujours trouvé qu'il avait aussi une tête à jouer dans un film de mafieux italiens. Pourquoi pas hein. 

C'est un des premiers chanteurs anglophones que j'ai découvert, même si à l'époque je devais avoir 7 ans et mes compétences en la matière se limitaient à Hello, Goodbye avec un accent à découper à la scie sauteuse. Pourtant, je me suis accrochée, et quand j'ai recommencé à écouter une décennie plus tard environ, j'ai regretté de ne pas être Marianne pour m'entendre dire des choses aussi douces de la part d'une voix aussi forte. Mais bon, Simone c'est bien aussi. 

Maintenant, Leonard Cohen est mort, et laissez-moi vous dire que ça aura vraiment été une année pourrie pour le monde de la musique (et en politique internationale, mais ça c'est encore autre chose). 

Hallelujah, comme dirait l'intéressé, so long donc Leonard. De là où il est, il nous observe peut-être like a bird on the wire (#poésietavu). 

 

 

 

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